REDOMA Réseau Douleur Maladies rares

Les filières de santé maladies rares

Définition et missions des filières de santé maladies rares

Les filières de santé maladies rares constituent des réseaux nationaux de coordination dont la mission est d’organiser les parcours de soins, de soutenir la recherche et de favoriser la diffusion et le partage des connaissances autour des maladies rares sur l’ensemble du territoire.

Mises en place par le ministère de la Santé dans le cadre du Plan National Maladies Rares (PNMR), elles s’inscrivent dans une stratégie nationale de santé publique visant à améliorer le repérage, le diagnostic, la prise en charge, la coordination des soins et la recherche dans le champ des maladies rares. Elles constituent aujourd’hui un pilier structurant de l’organisation nationale dédiée à ces pathologies.

La France compte actuellement 23 filières de santé maladies rares, chacune regroupant des maladies selon :

  • l’organe ou le système concerné ;
  • des mécanismes sous-jacents communs ;
  • ou des enjeux transversaux de prise en charge.

Par leur fonctionnement en réseau, les filières contribuent à réduire l’errance diagnostique, à faciliter l’accès à une prise en charge spécialisée, et à renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le champ des maladies rares.

Organisation nationale des filières et acteurs du dispositif

Chaque filière fonctionne selon une organisation en réseau associant plusieurs acteurs complémentaires, afin de garantir une prise en charge coordonnée, continue et adaptée aux spécificités des maladies rares.

Cette organisation repose principalement sur :

  • les Centres de Référence Maladies Rares (CRMR), majoritairement implantés au sein des centres hospitaliers universitaires. Ils assurent le diagnostic spécialisé, proposent une prise en charge multidisciplinaire, élaborent des recommandations et protocoles nationaux de diagnostic et de soins, et participent à la formation des professionnel·les de santé ainsi qu’à la recherche clinique et fondamentale ;
  • les Centres de Compétence Maladies Rares (CCMR), structures de soins de proximité chargées du suivi régulier des personnes concernées, en lien étroit avec les CRMR. Ils jouent un rôle central dans la continuité des soins, l’articulation avec la médecine de ville et la coordination locale des parcours ;
  • des laboratoires spécialisés, indispensables à la réalisation et à l’interprétation des examens diagnostiques, notamment biologiques, génétiques ou d’imagerie, nécessaires au diagnostic et au suivi des maladies rares.

Les filières intègrent également des équipes de recherche, engagées dans le développement de nouvelles approches thérapeutiques, ainsi que des associations de patients. Partenaires à part entière du dispositif, celles-ci contribuent à l’information, au soutien et à la représentation des personnes concernées et de leurs proches, et participent à la co-construction des actions menées au sein des filières.

Le réseau national des filières de santé maladies rares

Le réseau national des filières de santé maladies rares regroupe aujourd’hui plus de 380 centres labellisés, organisés en centres coordonnateurs et centres constitutifs, couvrant l’ensemble des champs des maladies rares sur le territoire national.

Ces centres sont répartis au sein des 23 filières suivantes :

  • AnDDI-Rares : anomalies du développement de causes rares
  • BRAIN-TEAM : maladies rares du système nerveux central
  • CARDIOGEN : maladies cardiaques héréditaires
  • DéfiScience : maladies rares du développement cérébral
  • FAI²R : maladies auto-immunes et auto-inflammatoires rares
  • FAVA-Multi : maladies vasculaires rares 
  • FILFOIE : maladies hépatiques rares 
  • FILNEMUS : maladies neuromusculaires rares
  • FILSLAN : sclérose latérale amyotrophique et apparentées
  • FIMARAD : maladies rares dermatologiques
  • FIMATHO : maladies rares abdomino-thoraciques
  • FIRENDO : maladies rares endocriniennes 
  • G2M : maladies héréditaires du métabolisme
  • MaRIH : maladies rares immuno-hématologiques
  • MCGRE : maladies rares du globule rouge et de l’érythropoïèse
  • MHEMO : maladies hémorragiques constitutionnelles
  • Muco/CFTR : mucoviscidose et affections liées au gène CFTR
  • NeuroSphinx : malformations pelviennes et médullaires rares
  • ORKID : maladies rénales rares
  • OSCAR : maladies rares de l’os, du calcium et du cartilage
  • RESPIFIL : maladies respiratoires rares
  • SENSGENE : maladies rares affectant les sens
  • TETECOU : maladies rares de la tête, du cou et des dents. 

Les cancers rares : des réseaux nationaux dédiés

En parallèle des filières de santé maladies rares, il existe des réseaux nationaux dédiés aux cancers rares, labellisés par l’Institut National du Cancer. Il ne s’agit pas, au sens strict, de filières de santé maladies rares. Néanmoins, leur rôle est proche : ils visent à structurer l’expertise, harmoniser les pratiques et organiser la prise en charge de ces pathologies sur l’ensemble du territoire.

Ces réseaux comprennent notamment :

  • ENDOCAN : tumeurs malignes rares neuroendocrines et endocrines
  • NET MESO : mésothéliome pleural malin
  • NETSARC+ : sarcomes des tissus mous, viscéraux et osseux
  • RENOCLIP-LOC : cancers rares du système nerveux central, dont lymphomes oculaires et cérébraux
  • TMRO-TMRG : tumeurs malignes rares de l’ovaire et autres tumeurs gynécologiques rares
  • CARADERM : cancers cutanés rares
  • RYTHMIC : tumeurs thymiques
  • RENAPE : tumeurs rares du péritoine
  • GFELC : lymphomes cutanés
  • PREDIR : maladie de von Hippel-Lindau et autres prédispositions héréditaires au cancer du rein
  • K-VIROGREF : cancers viro-induits après transplantation
  • REFCOR : cancers ORL rares

Mise en ligne le 21-01-2026.